Urgence
Merci de lire la pétition et d'ajoutez votre signature par Internet:
POUR QUE LA GUERRE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO CESSE DE SE FAIRE SUR LE VENTRE DES FEMMES ET DES FILLES
La Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC lance avec rage un cri d’alarme vers la communauté internationale pour dénoncer les atrocités commises actuellement à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) par les groupes rebelles ainsi que par des éléments des Forces armées de la RDC.
Déplacements massifs, assassinats arbitraires, pillages, tortures et enlèvements et un nombre encore indéterminé de viols, mais une certitude LA GUERRE, UNE FOIS ENCORE, SE FAIT SUR LE VENTRE DES FEMMES ET DES FILLES.
Le conflit qui fait rage en ce moment pèse lourdement sur la population civile. L’ONU estime à 250,000 le nombre de personnes déplacées par les conflits depuis la fin du mois d’août. Les conflits comme les déplacements massifs de population augmentent de manière considérable les risques de violence sexuelle commis à l’encontre des femmes et des filles. En effet, ces dernières sont les premières victimes des conflits armés. Récemment le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU a confirmé les dénonciations des ONG concernant l’existence de viols à Goma la semaine passée.
Nous, activistes et travailleuses auprès des victimes dénonçons depuis de nombreuses années et sans relâche l’usage systématique de la violence sexuelle par l’ensemble des groupes armés présents en RDC ainsi que par les forces régulières de l’armée congolaise.
La résolution 1820 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 19 juin 2008 souligne qu’utilisée ou commanditée comme arme de guerre, la violence sexuelle peut exacerber considérablement tout conflit armé et faire obstacle au rétablissement de la paix et de la sécurité internationale. Elle rappelle en outre que le viol et d’autres formes de violence sexuelle peuvent constituer un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou un élément constitutif du crime de génocide.
Par conséquent, nous les femmes de la Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC, meurtries dans nos corps, exigeons:
1) Que les parties au conflit armé s’engagent immédiatement et totalement à mettre fin à tout acte de violence sexuelle contre des femmes et des filles.
2) Que les parties au conflit armé prennent immédiatement les mesures nécessaires pour protéger la population civile, notamment les femmes et les filles, contre toutes les formes de violence sexuelle et que tous les responsables soient traduits en justice, ou sanctionnés par les tribunaux militaires.
3) Que l’État congolais garantisse la sécurité de l’ensemble de ses citoyens, en particulier les femmes et les filles, ainsi que les militantes et les défenseurs des droits humains, en temps de guerre comme en temps de paix.
4) Que le Secrétaire général des Nations unies établisse des directives et des stratégies permettant à la MONUC, dans le respect de son mandat, de mieux protéger la population civile, spécialement les femmes et les filles, déplacées, réfugiées ou coincées dans les zones de combat contre toutes les formes de violence sexuelle.
5) Que le Conseil de sécurité établisse une commission d’enquête internationale sur les crimes de violence sexuelle commis à l’Est de la RDC depuis le début du conflit dans le but de mettre fin à l’impunité qui contribue à la perpétuation de la violence sexuelle.
6) Que la communauté internationale exige des parties une solution durable et définitive au conflit ainsi que le désarmement des groupes rebelles.
7) Que les organismes des Nations unies, le gouvernement congolais, et les pays donateurs, dont le Canada, restructurent l’initiative conjointe de lutte contre la violence sexuelle en RDC de manière à intégrer l’expérience des ONG locales dans l’élaboration et la mise œuvre des programmes afin d’enrayer le fléau de la violence sexuelle.
8) Que le gouvernement congolais, les Nations Unies en particulier la MONUC, la Cour pénale internationale et la communauté internationale mettent en œuvre les recommandations faites par la Rapporteure spéciale sur la violence faite aux femmes, ses causes et ses conséquences, Mme Yakin Ertuk, dans son rapport de mission (A/HRC/7/6/Add.4) en date du 28 février 2008 au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
9) A cet égard nous exigeons notamment que la Cour pénale internationale mette en œuvre les recommandations de la Rapporteur spéciale 1) d’enquêter les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité - incluant les violences sexuelles - commis après le 1er juillet 2002 , dans les cas où les autorités congolaises n’ont pas la volonté ou sont dans l’incapacité de mener véritablement à bien les enquêtes ou les poursuites et 2) de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour protéger les victimes et les témoins ainsi que leurs intermédiaires qui collaborent avec la Cour.
Pour que le corps de femmes cesse d’être un champ de bataille, pour que la violence sexuelle cesse d’être une arme de guerre, pour que les Congolaises et les Congolais retrouvent leur dignité et puissent enfin espérer vivre en paix, la Campagne des femmes congolaises contre les violences sexuelles en RDC vous invite à se joindre à elle.
La pétition a été signée par les organisations congolaises suivantes:
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Avec l'appui de:
Coalition pour les Droits des Femmes en Situation de Conflits (www.coalitiondroitsdesfemmes.org) et Droits et Démocratie (www.dd-rd.ca)
Si vous voulez contacter la campagne, écrivez à rdcviolencesexuelle@yahoo.fr
